So

Corinne Olivier

Que faire lorsque vous croisez la femme qui hante vos rêves
et qu’elle tombe sous votre charme ? Vous vous laissez séduire.
C’est ainsi que Sylvie se retrouve embarquée dans une aventure inattendue aux côtés d’une étrange et belle rousse.
De Manhattan à Provincetown, sur un vieux remorqueur ou en Chevrolet 58, dans les bars du Village ou bien sur la plage, Sylvie n’aura de cesse de découvrir ce que dissimulent les mystères qui entourent l’inconnue. Les deux femmes parviendront-elles à se jouer de la providence ?

novembre 01 - 163 pages
prix : 13,50 Euros
ISBN : 2-913066-09-7

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Extraits…

" (...) — Et crotte ! Oui j’ai peur, c’est un peu normal non ? Enfin, regarde ce qui me tombe sur le coin de la tête : je viens ici en vacances, je te vois, je te «reconnais », tu me « reconnais » qui plus est, comme… comme si l’on se retrouvait, dans ce pays où je n’ai ni amis ni famille, dans cette ville de 8 millions d’habitants… Combien de chances hein ? Dis-moi combien !!! Oui j’ai la trouille au ventre. Et pas seulement parce que je t’ai rencontrée, mais parce que… Parce que…
Je serrai les dents, ce que j’avais à lui dire était tellement incroyable, au-delà de toute logique, de toute raison. (...) "

*

" (...) Je repensais à la première fois que j’avais aperçu Manhattan, à travers le hublot de l’avion ; c’était en plein jour et l’apparition soudaine de cette île d’acier scintillant dans le soleil de midi, comme suspendue entre le ciel et l’eau, m’avait donné l’impression d’arriver sur une autre planète, un autre monde. Un « nouveau monde ». (...)"

*

" (...) La clientèle du coffee shop était à dominante gay, ainsi que les promeneurs. C’était une étrange sensation : on pouvait presque croire que le reste de la planète aussi était gay… Je ne sais pas si j’aimais l’idée d’un monde totalement homosexuel, je voulais avoir la possibilité de choisir mes amours, mes passions, et je me sentais… « omnisexuelle ». La citation, lue un jour dans un magazine américain m’avait fait pousser des cris de joie : je pouvais enfin mettre un nom sur mes sentiments …(...)"