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Une saison morte |
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Seule après le décès de son père, K se heurte à limplacable réalité du quotidien. Refusant les compromis, cest auprès des femmes qui croisent sa route quelle cherche à apaiser sa révolte. fevrier 02 - 219 pages ISBN : 2-913066-10-0 |
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"(...) Dans ses fantasmes masturbatoires, K ne se figurait jamais en train de coucher avec H. Avec Lilas, oui, souvent. Elle imaginait parfois H assistant à une scène de cul à laquelle participait K. Il lui arrivait aussi de visualiser H entre deux filles, elle-même en retrait. Mais elle ne touchait pas H, H ne la touchait pas. Elles se jaugeaient et la jouissance éjaculait par leurs iris. Se masturber est-il un acte particulièrement narcissique ou est-ce le seul moyen pour ne pas exhiber ses complexes ? (...)" * "(...) elle naurait jamais, à celles pour lesquelles elle vouait une profonde admiration, osé énoncer léventualité dune union. Çeut été leur manquer de respect. Elle plaçait demblée ces personnes-là bien au-dessus delle, bien plus estimables. Il lui semblait incongru de se permettre de se situer à leur niveau sur le plan si délicat de lamour. Même plus tard, elle napprendrait pas à relativiser les échelles sur lesquelles elle navait de cesse de positionner les gens. Échelle de tolérance, de générosité, de sincérité ; échelle sociale, politique, temporelle ; échelle des goûts, des coûts, de Richter ; à léchelle de lhomme, léchelle de la nature, léchelle de la planète...(...)" * "(...) Après avoir laissé leurs sacs à Bolivar, elles ne tardèrent pas à descendre dans le Marais, à pied, sarrêtant en chemin pour prendre un café à un tarif prohibitif à la terrasse polluée dune brasserie, un Coca dans un PMU. Elles se moquaient bien de dépenser de largent, ça faisait partie du jeu, on ne vient pas à Paris pour regarder les riches exhiber le leur. On participe. On se vautre dedans. On y vient pour y prendre sa part de dépaysement, et à la Capitale, lexotisme se paye cher. (...)" |
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