Libera me

Karin Kallmaker

A 34 ans, Faith songe enfin à quitter le nid familial, mais ses parents, fervents catholiques, ne voient pas cela d’un très bon œil. Même avec un emploi honorable, professeur d’histoire à l’université de Chicago, on ne quitte le toit paternel que pour se marier.
De son côté, Sydney s’apprête à se présenter aux élections sénatoriales d’Illinois et fait de son mieux pour avoir une conduite irréprochable.
La rencontre de ces deux femmes va mettre à mal leur tentative de respectabilité, telle qu’on la leur impose. Mais comme toujours, l’amour finira par triompher.

novembre 03 - 201 pages
prix : 16 Euros
ISBN : 2-913066-15-1

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Extraits…

" (...). — Vous êtes une de ces gouines charitables.
— Que je sois lesbienne est hors sujet. Je n'ai pas l'intention de laisser mon orientation sexuelle m'entraver en quoi que ce soit.
— Et vous avez un petit placard bien confortable.
— Non, rétorqua Sydney d'une voix ferme. Je n’ai personne dans ma vie, et il en est ainsi depuis des années. Je compte bien faire perdurer cette situation jusqu'à ce que les gens comprennent que ma sexualité est à la fois aussi importante et aussi insignifiante que la couleur de ma peau. Elle influence tout ce que je fais et rien de ce que je fais.(...)"

*

" (...)Qu’est-ce qui clochait chez moi ? Eric représentait tout ce que je pouvais souhaiter, et de tout mon cœur, de toute mon âme, je voulais le désirer. Je rêvais de la vie qu’il pouvait m’offrir. C’était mon corps, ce traître, qui s’enflammait pour Sydney. Une brûlure puissante qui me faisait me souvenir de chaque instant que j’avais passé avec elle et me demander comment ce serait de m’allonger à ses côté dans un lit, d’embrasser la peau douce de ses cuisses, d’entendre le son de sa voix dans l’extase. (...)"

*

"(...) Ses mains s’approchèrent de mon visage et elle les posa sur mes joues. Ses pouces caressèrent mes yeux fermés. Je sentis qu’elle s’était approchée, mes bras sentaient sa chaleur. Je savais que lorsqu’elle m’embrasserait, ce serait brûlant et que je n’en guérirais peut-être jamais..(...)"