Butch/Femme, mode d'emploi

Lesléa Newman

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le quotidien de Lesléa n’est pas triste !
Installée à Lesbianville, Massachusetts, elle mène une existence de femme auprès de flash, la butch de sa vie, enchaîne les situations ordinaires mais cocasses, réalistes mais incroyables avec autodérision et sincérité.
À la fin de ces aventures, le couple butch/femme n’aura plus de secrets pour vous !

mai 01 - 203 pages
prix : 13,57 Euros
ISBN : 2-913066-07-0

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Extraits…

" (...) Évidemment certaines lesbiennes pensent que la répartition butch/femme est, au pire, politiquement correcte et, au mieux, complètement démodée. J’ai pitié de ces filles qui passent des annonces dans La Gazette de Lesbianville, à la recherche d’une femme en ces termes : « Masculine, s’abstenir ». Au début, je croyais qu’elles voulaient dire « gent masculine, s’abstenir », ce que je comprends tout à fait. Mais quand j’ai vraiment saisi la teneur du message, je n’en suis pas revenue. Ne comprenez-vous pas ce que vous ratez ? Ne savez-vous pas qu’une véritable butch fera n’importe quoi, et je dis bien n’importe quoi pour satisfaire sa femme ? (...) "

*

" (...) Je farfouille encore un peu sans succès.
— Je ne les trouve pas.
Flash pousse un soupir d’exaspération.
— Si tu n’avais pas autant de bordel là-dedans…
— Bordel ? Quel bordel ? Je n’ai pas de bordel là-dedans ! À moins que tu ne parles de ce bordel-là…
Je lui flanque son portefeuille dans la main.
— Et ce bordel-là…
Je lui jette son chéquier à la figure.
— Et ce bordel-là…
J’envoie valdinguer ses chaussettes.
— Si tu n’encombrais pas mon sac avec ton bordel, je pourrais retrouver les clés ! (...)"

*

" (...) Quand elle m’a reconduite chez moi, à la fin de la soirée, j’ai senti qu’elle était nerveuse. Elle s’est arrêtée dans mon allée sans éteindre le moteur. Ce qui lui a valu un regard indigné de ma part lui disant : Tu penses que je ne suis pas assez attirante pour que tu finisses la soirée avec moi ? Elle a immédiatement coupé le moteur, ce qui a suscité un autre regard indigné : Comment oses-tu imaginer que je veuille t’inviter à prendre un dernier verre ? La pauvre ne savait plus où elle en était, ce qui était l’effet recherché. Elle s’est enfin décidée à dire :
— Puis-je avoir l’honneur d’entrer dans ta maison ?
Elle me le demande encore à chaque fois que nous rentrons après une soirée, même si nous habitons ensemble depuis six ans.(...)"