"Une Saison morte", un récit lesbien de Cécile Bailly Agrandir l'image

Une saison morte

Seule après le décès de son père, K se heurte à l’implacable réalité du quotidien. Refusant les compromis, c’est auprès des femmes qui croisent sa route qu’elle cherche à apaiser sa révolte.
Mais entre amour et amitié, K oscille, son corps vacille. Qui de H ou de Lilas parviendra à interrompre son errance ?

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16,00 € TTC

Informations

ISBN 978-2-913066-10-6
Nombres de pages 219

Extraits

" (...) Dans ses fantasmes masturbatoires, K ne se figurait jamais en train de coucher avec H. Avec Lilas, oui, souvent. Elle imaginait parfois H assistant à une scène de cul à laquelle participait K. Il lui arrivait aussi de visualiser H entre deux filles, elle-même en retrait. Mais elle ne touchait pas H, H ne la touchait pas. Elles se jaugeaient et la jouissance éjaculait par leurs iris. Se masturber est-il un acte particulièrement narcissique ou est-ce le seul moyen pour ne pas exhiber ses complexes ? (...) "

*

" (...) elle n’aurait jamais, à celles pour lesquelles elle vouait une profonde admiration, osé énoncer l’éventualité d’une union. Ç’eut été leur manquer de respect. Elle plaçait d’emblée ces personnes-là bien au-dessus d’elle, bien plus estimables. Il lui semblait incongru de se permettre de se situer à leur niveau sur le plan si délicat de l’amour. Même plus tard, elle n’apprendrait pas à relativiser les échelles sur lesquelles elle n’avait de cesse de positionner les gens. Échelle de tolérance, de générosité, de sincérité ; échelle sociale, politique, temporelle ; échelle des goûts, des coûts, de Richter ; à l’échelle de l’homme, l’échelle de la nature, l’échelle de la planète... (...) "

*

" (...) Après avoir laissé leurs sacs à Bolivar, elles ne tardèrent pas à descendre dans le Marais, à pied, s’arrêtant en chemin pour prendre un café à un tarif prohibitif à la terrasse polluée d’une brasserie, un Coca dans un PMU. Elles se moquaient bien de dépenser de l’argent, ça faisait partie du jeu, on ne vient pas à Paris pour regarder les riches exhiber le leur. On participe. On se vautre dedans. On y vient pour y prendre sa part de dépaysement, et à la Capitale, l’exotisme se paye cher. (...) "

A propos de l'auteure

Cécile Bailly
© D. R.

Cécile Bailly

Née en mai 68, Cécile Bailly en a conservé l’esprit frondeur. Sauvage, elle ne tient pas en place. De titre en titre, elle confirme son aptitude à se renouveler et à surprendre.

Critiques

" (…) Cécile Bailly (…), au fur et à mesure qu’elle publie, approfondit ses personnages et son sens de la construction. Son récit habilement éclaté n’ennuie jamais. (…) Tout sonne vrai, tout est justifié (…). "

Hélène de Montferrand, in "Lesbia Magazine" (Paris), avril 2002


" Le style de Cécile Bailly s'affine de livre en livre, on peut dire qu'il atteint ici une nouvelle maturité. (…) ce roman (est) ambitieux tant par ce qu'il nous dit que par la force qui s'en dégage. (…) Désabusé et noir, c'est aussi un très beau roman sur l'amour, chapeau. "


on Media-g.net (Paris), mars 2002

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Une saison morte

Seule après le décès de son père, K se heurte à l’implacable réalité du quotidien. Refusant les compromis, c’est auprès des femmes qui croisent sa route qu’elle cherche à apaiser sa révolte.
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